Mai 2026 – Si vous avez commandé chez Cover Green ces dernières semaines, vous avez peut-être constaté des délais d’expédition plus longs que d’habitude. On vous doit une explication claire : le transport routier français traverse l’une des crises les plus brutales de son histoire récente, et nous la subissons comme tous les acteurs du e-commerce qui dépendent de la livraison de marchandises volumineuses.
On vous explique ce qui se passe, comment on s’adapte, et ce que vous devez en retenir si vous attendez une commande.
L’essentiel en 30 secondes
- Le transport routier français traverse une crise structurelle, aggravée début 2026 par la flambée du diesel au-dessus de 2 euros le litre
- Les grands groupes du secteur sont tous touchés : DB Schenker, Heppner, Geodis réduisent ou suspendent leurs flux
- La FNTR parle d’un “choc de coûts sans précédent” : 78 % des dirigeants du secteur ne sont pas satisfaits de leur situation, un record depuis 2015
- 12 % des postes de chauffeurs sont non pourvus en Europe, et la France cherche plus de 45 000 profils par an
- Cover Green se réoriente vers des transporteurs indépendants plus petits, qui ont encore de la capacité
Ce qui se passe dans le transport routier français en 2026
Une flambée des coûts qui asphyxie les transporteurs
La situation s’est dégradée brutalement au premier trimestre 2026. La Fédération Nationale des Transports Routiers (FNTR) a publié en avril sa note de conjoncture trimestrielle, et le constat est sans appel : la conjoncture du Transport Routier de Marchandises se dégrade brutalement, l’ensemble des indicateurs économiques bascule dans le rouge.
Le moral des chefs d’entreprise du secteur atteint un niveau historiquement bas, inférieur même à celui observé pendant la crise Covid. Concrètement, 78 % des dirigeants se déclarent insatisfaits de la situation de leur entreprise, contre 55 % seulement trois mois plus tôt.
La cause principale est connue : le prix du gazole professionnel a explosé. Selon le briefing de l’IRU (Union Internationale des Transports Routiers) de mi-mars 2026, les prix des carburants ont bondi d’environ 20 % dans l’ensemble de l’UE après le déclenchement du conflit en Iran fin février. En France, comme en Allemagne, en Italie ou aux Pays-Bas, le diesel a dépassé 2 euros le litre. Pour un transporteur, dont le carburant représente entre 25 et 30 % des coûts d’exploitation, c’est insoutenable.
Les grands groupes du transport sont les premiers touchés
Contrairement à ce qu’on pourrait penser, ce sont les leaders du marché français qui ploient le plus sous cette pression. Pour traiter de gros volumes, il faut des flottes nombreuses, des chauffeurs en quantité, et des coûts fixes élevés. Quand les marges se compressent et que les chauffeurs manquent, les gros opérateurs se retrouvent obligés de faire des choix drastiques.
Concrètement, en ce printemps 2026 :
- DB Schenker (filiale du groupe allemand DB) retourne aux expéditeurs des commandes qui étaient déjà dans ses entrepôts faute de pouvoir les acheminer dans des délais raisonnables
- Heppner, l’un des plus gros transporteurs français de messagerie palettisée, a suspendu la prise de nouveaux flux jusqu’au 15 juin 2026
- Geodis (groupe SNCF) limite également la prise en charge de nouveaux clients jusqu’à nouvel ordre
Ce n’est pas un dysfonctionnement ponctuel, c’est une réorganisation forcée du secteur dans son ensemble.
Une pénurie de chauffeurs qui dure depuis des années
Au-delà du carburant, le secteur fait face à un problème structurel plus ancien : il manque de bras. Plus précisément, il manque de chauffeurs poids lourds.
Les chiffres de l’IRU sont éloquents : 12,1 % des postes de chauffeurs n’étaient pas pourvus en 2025, avec des tensions particulièrement marquées en Europe de l’Est, en Allemagne et en Espagne. La France n’est pas épargnée : selon France Travail, le secteur compte plus de 45 000 projets de recrutement par an pour les seuls métiers du transport routier de marchandises et de voyageurs.
Les raisons sont multiples : départs à la retraite massifs d’une génération de chauffeurs entrée dans le métier dans les années 80-90, faible attractivité du métier auprès des jeunes (conditions de vie sur la route, temps loin du domicile), durcissement des normes pour passer le permis poids lourd, et concurrence d’autres secteurs en tension (BTP, logistique). Résultat : les transporteurs qui ne trouvent pas de chauffeurs réduisent leur capacité, refusent des contrats ou les rendent.
Des défaillances en cascade
Le ralentissement du renouvellement des flottes complète le tableau. L’IRU note que les nouvelles immatriculations de camions dans l’UE ont reculé de 6 % en 2025 par rapport à 2024. Quand les transporteurs gèlent leurs investissements, c’est qu’ils ne voient plus d’horizon.
Depuis le début 2026, plusieurs entreprises emblématiques du secteur ont fait défaut ou réduit drastiquement leur périmètre. D’autres, comme les noms cités plus haut, ont fait le choix de ne plus prendre certains volumes pour pouvoir continuer à honorer leur portefeuille existant. C’est exactement ce qui s’est passé pour Cover Green ces dernières semaines.
Comment Cover Green s’adapte : le pari des transporteurs indépendants
Nous ne pouvons pas faire baisser le prix du gazole, ni régler la pénurie nationale de chauffeurs. En revanche, nous avons fait un choix stratégique fort : arrêter de dépendre uniquement des grands groupes du transport.
Pourquoi miser sur les indépendants
Pendant des années, les e-commerçants comme nous se sont naturellement tournés vers les leaders du marché. C’était simple, structuré, prévisible. Sauf qu’aujourd’hui, ce sont précisément ces leaders qui sont à l’arrêt.
À l’inverse, les transporteurs indépendants plus petits – des PME locales ou régionales, parfois des artisans transporteurs – traversent la crise différemment. Ils ont une structure de coûts plus légère, une flotte plus modeste mais bien dimensionnée, et surtout : ils sont demandeurs de volume. Pour eux, prendre un client comme Cover Green, c’est une opportunité de croissance, pas une charge supplémentaire qu’ils n’arrivent plus à gérer.
Concrètement, ce qu’on met en place
- Diversification du portefeuille transport : plusieurs partenaires indépendants pour répartir les expéditions par zone géographique. Si l’un a un problème, les autres peuvent prendre le relais.
- Anticipation des flux : notre service logistique adapte les fenêtres d’enlèvement aux contraintes de chaque partenaire, et regroupe les expéditions pour faciliter leur prise en charge.
- Transparence avec nos clients : quand une commande prend du retard, nous appelons ou nous écrivons. Nous préférons un client bien informé qu’un client laissé dans le flou.
- Service client joignable : nos conseillers répondent au téléphone et par mail. Si vous avez une question sur votre commande, vous obtenez une vraie réponse d’une vraie personne.
Si vous attendez une commande
Trois choses à savoir :
- Votre commande est produite chez nous. La fabrication de nos panneaux, pergolas, terrasses, clôtures et autres structures bois se fait dans notre atelier.
- Nous vous tenons informés. Si votre commande est concernée par un décalage, vous recevez un appel ou un mail de notre service client. Vous n’aurez pas à courir après l’information.
- Vous pouvez toujours nous joindre. En cas de question, contactez notre équipe service client. Nous sommes parfaitement conscients que recevoir une commande avec quelques jours de retard, c’est gênant quand on a prévu un week-end d’installation ou pris un congé pour les travaux.
FAQ – Crise du transport et livraisons Cover Green
Pourquoi le transport routier est-il en crise en 2026 ?
Trois facteurs se cumulent : la flambée du prix du diesel (au-dessus de 2 euros par litre depuis février 2026), une pénurie historique de chauffeurs poids lourds (12 % des postes non pourvus en Europe), et un gel des investissements des transporteurs qui réduit la capacité de transport disponible.
Pourquoi les grands transporteurs comme DB Schenker, Heppner ou Geodis sont-ils si touchés ?
Les grands groupes ont des coûts fixes élevés et de gros volumes à traiter. Quand les marges se compressent et que les chauffeurs manquent, ils sont obligés de faire des choix : refuser de nouveaux clients, suspendre certains flux, voire retourner aux expéditeurs des commandes déjà prises en charge. Les structures plus petites et plus agiles encaissent souvent mieux ce type de crise.
Pourquoi Cover Green travaille-t-il maintenant avec des transporteurs indépendants ?
Parce qu’ils ont encore de la capacité, qu’ils sont demandeurs de volume, et qu’ils nous permettent de diversifier notre portefeuille pour ne plus dépendre d’un seul gros partenaire. C’est un choix de résilience à long terme.
Mes délais de livraison Cover Green sont-ils impactés ?
Pour les commandes en cours, certaines ont effectivement été décalées. Nous contactons individuellement chaque client concerné. Pour les nouvelles commandes, nous communiquons les délais réalistes en fonction de notre situation transport du moment, en toute transparence.
Que faire si ma commande a du retard ?
Notre service client revient vers vous pour vous donner une date d’enlèvement ferme dès qu’elle est disponible. Si vous n’avez pas eu de nouvelles, vous pouvez nous contacter directement par téléphone ou par mail.
Combien de temps cette situation va-t-elle durer ?
Personne ne peut donner de date précise. Les organisations professionnelles comme la FNTR appellent à des mesures d’urgence. Certains observateurs voient un léger répit lié au reflux récent des prix du carburant, mais le problème structurel du manque de chauffeurs ne se règlera pas en quelques mois.
Cover Green va-t-il augmenter ses prix à cause de cette crise ?
Nous absorbons une partie des hausses du coût du transport sur notre marge. Une éventuelle évolution tarifaire serait communiquée à l’avance, jamais en cours de commande.
Sources citées dans cet article :
– FNTR – Note de conjoncture du 1er trimestre 2026, avril 2026
– IRU – Briefing transport routier européen, avril 2026, relayé par trans.info
– France Travail / Observatoire des Métiers du Transport, données 2026
– Le Dauphiné – “Carburants : malgré les aides, les gros rouleurs sont mis à mal”, mai 2026


